La paire GBP/USD a entièrement comblé le dernier déséquilibre haussier (100 %), a réagi à sa limite inférieure, est montée jusqu’à la limite supérieure de la structure, puis le mouvement s’est arrêté. Ainsi, un signal haussier s’est également formé pour la livre, comme je m’y attendais. Cependant, pour l’instant, ce signal n’offre aucun véritable prolongement aux traders. L’euro comme la livre évoluent à peine, passant la majeure partie du temps dans une fourchette étroite. Le signal haussier n’a pas été annulé et l’imbalance 14 n’a pas été invalidée. Pour l’instant, il ne reste plus qu’à attendre.

À mon sens, le contexte d’actualité soutient les acheteurs. Le marché du travail américain reste dans un état qu’on peut difficilement qualifier de positif, et Donald Trump continue de mener des batailles économiques et politiques contre le monde entier, y compris contre son propre pays. Il n’existe actuellement aucun schéma baissier, ni de raisons claires pour qu’il en apparaisse. Pour que des structures baissières se forment, il faut à la fois une justification et une participation active des vendeurs. Et de quelles raisons les vendeurs disposent-ils aujourd’hui pour sortir de l’ombre ?
Il est intéressant de noter que Donald Trump semble même se heurter à son propre gouvernement. Il n’y a pas si longtemps, la Chambre des représentants a voté la fin de l’état d’urgence instauré par Trump en février de l’année dernière, qui lui permettait d’imposer unilatéralement des droits de douane. La Chambre a également voté le blocage de nouveaux tarifs contre le Canada, au moins six républicains ayant soutenu ces deux décisions. Ainsi, Trump semble perdre du soutien jusque dans son propre parti, sans parler de l’opinion publique : son taux d’approbation pour la première année de mandat s’établit à 29 %.
La tendance haussière sur la livre reste intacte, ce que confirme la structure graphique. Depuis le 5 novembre seulement, les traders ont eu au moins trois occasions d’ouvrir des positions longues, et cette semaine, ils en ont reçu une quatrième. Des signaux haussiers se forment régulièrement, alors que des schémas baissiers n’ont pas été observés depuis un certain temps. À mon avis, ce n’est pas une situation dans laquelle il faille se compliquer la vie. Il n’y a actuellement aucun signe d’offensive des vendeurs. Je ne vois aucune raison d’envisager des positions vendeuses.
Lundi, le flux de nouvelles était quasiment inexistant, ce qui explique en partie l’inactivité du marché. Cependant, le marché n’était déjà pas particulièrement actif la semaine dernière, malgré un volume important de nouvelles en provenance à la fois du Royaume-Uni et des États‑Unis. Une nouvelle pause s’est installée sur le marché, et les traders ne peuvent qu’attendre.
Aux États-Unis, le contexte d’actualité global reste tel qu’à long terme, il est difficile d’attendre autre chose qu’un affaiblissement du dollar. La situation américaine demeure assez compliquée. Les statistiques sur le marché du travail déçoivent plus souvent qu’elles n’impressionnent. Trois des quatre dernières réunions du FOMC se sont conclues par des décisions accommodantes. Les opérations militaires de Trump, ses menaces à l’égard du Danemark, du Mexique, de Cuba, de la Colombie, de l’Iran, des pays de l’UE, du Canada et de la Corée du Sud, les poursuites engagées contre Jerome Powell, un nouveau shutdown du gouvernement et le scandale impliquant l’élite américaine dans l’affaire Epstein complètent le tableau d’une crise politique et structurelle dans le pays. À mon avis, les acheteurs disposent de tout ce dont ils ont besoin pour poursuivre leur avancée tout au long de 2026.
Une tendance baissière supposerait un flux d’actualités fort et durablement positif pour le dollar – chose difficile à envisager sous Donald Trump. De plus, le président américain lui-même n’a pas besoin d’un dollar fort, car celui-ci maintiendrait le déficit de la balance commerciale. Par conséquent, je ne crois toujours pas à une tendance baissière sur la livre. Trop de facteurs de risque continuent de peser lourdement sur le dollar. Si de nouveaux schémas baissiers apparaissent, on pourra envisager une baisse potentielle de la livre, mais pour l’instant, il n’y en a aucun.
Calendrier des nouvelles pour les États‑Unis et le Royaume‑Uni :
- Royaume‑Uni – Taux de chômage (07:00 UTC)
- Royaume‑Uni – Évolution du salaire horaire moyen (07:00 UTC)
- Royaume‑Uni – Évolution des demandes d’allocations chômage (07:00 UTC)
- États‑Unis – ADP Employment Change (13:15 UTC)
Le 17 février, le calendrier économique comprend quatre événements, les rapports britanniques suscitant un intérêt particulier. Le contexte d’actualité influencera probablement le sentiment de marché au moins durant la séance matinale.
Prévisions GBP/USD et recommandations de trading :
Pour la livre, la configuration reste haussière. Un nouveau signal d’achat s’est formé et n’a pas été invalidé. Les acheteurs ont lancé une nouvelle offensive, qui pourrait s’avérer prolongée et éprouvante. Ils ne tentent pas un blitzkrieg. À quoi bon se précipiter, si le dollar peut être vendu progressivement ?
Puisque la tendance haussière ne fait pas vraiment débat, les traders devraient continuer à privilégier les positions acheteuses, en s’appuyant sur des schémas et des signaux clairs. Imbalance 14, comme prévu, a offert une telle opportunité. Comme objectif potentiel de hausse, j’avais précédemment mentionné le niveau de 1,3725 – ce niveau a déjà été atteint, mais la livre pourrait monter bien plus haut en 2026. Il n’y a pas de limites. Le prochain objectif notable semble être 1,4246, le sommet de juin 2021.